Agriculture ou environnement : pourquoi choisir ?
Et si dans la nouvelle Politique Agricole Commune, la biodiversité rimait avec biomasse…
Il est beaucoup question d’intensification écologique de l’agriculture. L’agroforesterie en est le meilleur exemple : en associant arbres et cultures, l'agriculteur augmente sa productivité de 20 à 50%, stocke du carbone, protège les cultures des aléas climatiques, stimule la biodiversité (abeilles et pollinisateurs, faune et flore sauvage, cultivée…), protège les sols et l'eau, tout en diversifiant ses revenus et en constituant un capital de valeur pour le futur.
Arbres et haies champêtres sont des éléments essentiels du paysage. Ils constituent des réservoirs écologiques nécessaires à la reconstruction d'une trame verte et bleue utile à tous. Ils permettent également d’optimiser l'utilisation des ressources naturelles disponibles sur une parcelle, qu'elle soit cultivée ou pâturée.
L'agroforesterie met en œuvre des techniques culturales simples, innovantes et peu coûteuses qui ouvrent de nouveaux horizons et répondent dès aujourd'hui aux exigences de la nouvelle Politique Agricole Commune.
Avec le temps, l’agroforesterie s’est considérablement modernisée. Elle répond aux besoins environnementaux et agronomiques actuels. Elle s'adapte aux contextes de chaque agriculture.
Mais la PAC sera-t-elle à la hauteur ?
Pour en débattre et proposer des solutions efficaces et durables, l’Association Française d’Agroforesterie organise la première rencontre européenne d'agroforesterie le 16 décembre à Paris. Des délégués de plus de 20 pays européens seront présents.
L’agriculture de demain va s’y dessiner, et nous vous invitons à suivre cet événement, qui se conclura par la création d’une Association Européenne d’Agroforesterie.
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