Cursus TESA : place aux choix de gestion sur le terrain
Une sixième semaine en Vendée pour les stagiaires sur la gestion agroforestière, marquée par le passage de l'analyse à l'action.
Après l’observation et la caractérisation des haies en janvier, les stagiaires du cursus TESA sont passés à l’étape suivante : formuler des propositions concrètes de gestion.
En Vendée, un territoire où la haie structure le paysage — talus, trognes, alignements anciens — le terrain devient un véritable support d’apprentissage.
Pendant deux jours, en sous-groupes et sur trois fermes vendéennes, les stagiaires se sont confrontés à la réalité du métier :
- observer finement au pied de la haie
- analyser les données collectées
- construire des scénarios de gestion argumentés
- marquer les arbres, décider d’intervenir… ou non
Laisser pousser ? Recéper pour densifier ? Trogner ? Maintenir pour la biodiversité ? Préserver un arbre remarquable ? Récolter dans 5, 10 ou 15 ans ?
Ici, chaque décision doit être justifiée, cohérente avec les objectifs du propriétaire et techniquement réaliste.
Les stagiaires se sont également exercés au cubage des arbres, pour estimer leur potentiel de valorisation (bois énergie, bois d’œuvre) et intégrer pleinement la dimension économique dans leurs choix.
Mais cette semaine a aussi rappelé une évidence :
une gestion durable des haies ne prend tout son sens que dans une dynamique territoriale.
Rencontre avec une scierie mobile, échanges avec la SCIC Les Sens du Bois, discussions avec des agriculteurs…
Lorsque tous les maillons de la filière avancent dans le même sens, l’agroforesterie change d’échelle.
Une semaine dense, exigeante, profondément ancrée dans la réalité du métier de technicien agroforestier.